Image symbolique du Lion
Le Lion est souvent représenté avec une posture altière, la tête haute. Il a une crinière majestueuse. C'est un animal fort et vigoureux. C'est un carnassier dont le coup de patte est dangereux. Il protège sa famille et défend son territoire. Par son rugissement, il manifeste et impose sa présence. Le Lion a le goût de la représentation et le sens théâtral, il sait mettre en avant les valeurs qu'il représente.
Le feu est l'élément du Lion : l'élément d'animation et d'énergie intense, dynamique et transformateur. Il se particularise en Lion par sa position dans le cycle zodiacal : dans la trilogie des signes de feu, le Lion se place entre le feu primordial du Bélier (l'étincelle de vie) et le feu mutable du Sagittaire (le feu de l'esprit). Le feu fixe du Lion rend l'être maître de ses émotions.
Août : le milieu de l'été
Le soleil domine la saison, ses rayons sont impérieux. Le jour est roi, la lumière est éclatante et illumine la nature. C'est le moment le plus chaud de l'année. Les fruits sont mûrs et dorés. Les couleurs sont resplendissantes. Mais l'ardeur du soleil brûle parfois les récoltes.
L'été fixe
C'est le plein milieu de l'été, période où l'été se stabilise. Le Lion est un signe fixe.
Le Lion est gouverné par le Soleil, source de chaleur, de lumière et de vie, c'est autour de lui que gravitent la terre et toutes les planètes.
Formule zodiacale du Lion
Le cœur
La partie du corps correspondant au Lion est le cœur. Le cœur est le centre de vie de notre organisme. C'est le moteur de notre circulation sanguine. Il scande régulièrement notre vie. Les valeurs du Lion sont celles de la générosité, « il a du cœur ». Celles aussi de confiance, car il se veut un centre pour les autres. Il a aussi pour valeur la responsabilité : il a conscience de son devoir et a le sens de la continuité. Ces fondements nous livrent la formule zodiacale du Lion : un être estival, fixe, de feu, solaire, auquel correspond le cœur.
Une nature qui rayonne, « superbe et généreuse »
Le Roi-Soleil, qui pourtant n'était pas Lion (mais Vierge), se paraît de ses attributs car l'astre du jour culminait dans son thème : tel le Lion, il était très influencé par la symbolique solaire. Superbe, il rayonnait avec éclat et aspirait à être un soleil pour les autres : « L'État, c'est moi ». Appelé par un idéal réaliste, le Lion ambitionne une grandeur terrestre que l'on retrouve dans la monarchie absolue de Louis XIV, les conquêtes de Napoléon Ier, qui, était Lion, ou les revendications territoriales de Mussolini. Mais, appelé par un idéal spirituel, le Lion est en quête d'une « grandeur céleste », exprimée par la noblesse d'esprit de Pétrarque ou de Laurent le Magnifique, qui fit de Florence la capitale de l'esprit et de la culture. Laurent, qui ne devient « le Magnifique » qu'après avoir dépassé le sentiment de sa laideur : en effet, ne se trouvant pas un physique agréable, il ne voulut s'entourer que de belles choses pour sublimer l'apparence peu attrayante qu'il jugeait donner de sa personne. A l'image de la pureté du soleil, il veut régner dans l'éclat du beau : c'est le luxe de Laurent le Magnifique ou le faste de Louis XIV. Mais, bien souvent, c'est par sa générosité qu'il devient une véritable source de vie pour les autres. Enfin, Bonaparte, au pont d'Arcole, exprime son sens de l'honneur et de l'audace et, dans toutes ses batailles, son sens de la stratégie, de l'ardeur et de la tenacité au combat ; en littérature, une même flamme anime Alexandre Dumas pour écrire ses 5 à 600 volumes.
Une pensée lucide et logique
Le « code Napoléon », la cohésion et l'organisation de l'État napoléonien expriment au plus au point la vision globale et synthétique que le Lion peut avoir des choses. Il aime éclairer l'ensemble des problèmes, en faire la synthèse et trouver une solution qui englobe le tout ; ce n'est pas l'homme des détails. Il n'empêche qu'il peut posséder un jugement lucide et lumineux qui doit être vite mis en pratique et que l'on retrouve dans le sens des réalités de Rockfeller. Mais, parfois trop exalté, il peut se croire infaillible, et ce sont probablement les erreurs de Napoléon à la fin de son règne : la campagne de Russie, ou la fin tragique de Mussolini. Mais si nous passons du monde concret au monde de l'esprit, nous trouvons la pensée de Jung, qui chercha à rencontrer l'inconscient dans toute son ampleur : « Ma vie est l'histoire d'un inconscient qui a accompli sa réalisation ».Le rôle du chef d'orchestre (interpréter une œuvre, la traduire, assigner sa place à chaque musicien, diriger en sachant mettre en valeur ce qui doit l'être et permettre à chacun de donner le maximum de lui-même) pourrait symboliser la pensée du Lion.
L'amour : « Noblesse oblige »
Le Lion est un passionné qui peut brûler d'amour pour un être qui semble très étranger à sa personne. C'est alors qu'il se sent partagé entre le cœur et le rôle qu'il incarne : le soleil ne peut glisser de son centre de gravité, sans lui que deviendrait le monde? Sans aller jusqu'à ces excès, il arrive au Lion de sacrifier son amour véritable au profit du rang qu'il doit tenir. Son amour-propre peut emprisonner son amour : Emily Brontë (Lion) a merveilleusement décrit ce conflit dans Les Hauts de Hurlevent, où l'héroïne Catherine brise son amour pour Heathcliff, le valet de ferme, en épousant Edgar Linton, afin de préserver son honneur : « Ce serait me dégrader que d'épouser Heathcliff, aussi ne saura-t-il jamais combien je l'aime ». Le Lion s'exalte pour des natures exceptionnelles et, dans une situation analogue à celle de Catherine, il peut vaincre son orgueil afin de faire triompher « l'amour roi ». La suite du roman nous raconte cette transfiguration : la fille de Catherine épousera, elle, Hareton, qui lui est inférieur socialement : c'est alors l'amour triomphant.