Vénus dans la mythologie
Déesse du Matin et du Soir, celle qui montre route aux étoiles, Vénus s'est incarnée en différentes divinités dans la mythologie. C'est Vénus-Aphrodite, déesse de l'Amour et de la Beauté, qui gouverne la Balance. C'est Vénus-Astarté, déesse de la Fécondité phénicienne, qui gouverne le Taureau. Elle prit forme d'Ishtar en Assyrie, de Cybèle ou Déméter, la déesse Mère, en Grèce. Voici les archétypes de Cybèle et Déméter, plus proches de nous par leur résonnance, parce que issues de la civilisation grecque.
Le culte de Cybèle, grande divinité de Phrygie, s’est répandu en Grèce, où elle représenta l’incarnation de Rhéa, mère des dieux, déesse de la Terre. Un jour, Cybèle résolut de s’attacher pour toujours le jeune et beau Attis. Elle en fit le gardien de son temple. Mais Cybèle posa ses conditions à Attis : elle lui enjoignit de garder sa virginité. Or, Attis tomba amoureux d’une nymphe et Cybèle, irritée, le frappa de folie. On rendait à Vénus-Astarté, comme à Cybèle, un culte orgiaque.
Déméter, la mère des grands mystères, complète la psychologie taurienne : douce, elle ne perdit sa gaieté que le jour où Pluton enleva sa fille Proserpine. Pendant neuf jours et neuf nuits, Déméter chercha sa fille sans prendre de repos.
Apprenant que Zeus était de connivence avec Pluton et qu’il lui avait menti, Déméter arrêta la végétation : la terre devint stérile, les hommes se trouvèrent menacés.
La ténacité de Déméter entraîna la conclusion d’un compromis : chaque année Proserpine passerait trois mois dans les enfers, royaume de Pluton, et neuf mois sur terre, avec sa mère. Déméter consentit alors à lever sa malédiction.
De retour dans l’Olympe, Déméter confia un épi de blé à Triptolème, pour qu’il enseigne aux hommes les semailles et l’agriculture.
Au mariage de Cadmos, Déméter s’éprit de Lasos, avec lequel elle alla s’unir ouvertement dans un champ trois fois labouré.